Georges Duby
Lycée
Luynes
 

pour le commentaire littéraire

mercredi 2 février 2011, par BLANC LYDIA

Un commentaire littéraire suppose de marquer 3 étapes distinctes :
- l’annonce de l’idée qui va guider la partie/la sous-partie/le paragraphe (= notre hypothèse de lecture, notre intuition de compréhension de texte),
- le renforcement et l’explicitation de cette idée par le biais d’un mot technique, mot outil, mot-clé de l’analyse (= l’outil de langue),
- l’illustration de cette idée grâce à un exemple tiré du texte (= la citation).

Il faut que ces étapes, à tous les niveaux (micro niveau du paragraphe autant que macro niveau d’une grande partie de devoir) soient traitées dans l’ordre strict : 1. idée, 2. mot-clé, 3. exemple.

Se tenir à cette discipline certes un peu rigide mais sécurisante permettra d’éviter au mieux les approximations (quand on vous marque « à justifier », « exemple ? » en marge de la copie) ou au pire la paraphrase, qui surgit souvent quand chaque paragraphe ne se justifie pas réellement, mais que l’on se sent obligé, pour combler le vide, de répéter le texte.

Voici ce qu’en milieu de seconde, après quelques exercices d’apprentissage de la méthodologie du commentaire, un élève de seconde a réalisé.
Le texte de Bossuet lui a été soumis, durée totale de l’exercice 1h30.
Après lecture attentive du texte, puis dégagement d’une problématique et proposition d’un plan (les deux grandes parties ont été imposées par le professeur = les « axes ») , l’élève s’est vu proposer l’exercice suivant : retrouver tantôt les titres de sous-parties, tantôt les idées développées, tantôt les outils d’analyse requis, tantôt les exemples.
Il s’agissait en fait de faire remplir par l’élève un plan semi-détaillé « à trous ».

Voici ce qui était donné :

Problématique : EN QUOI LE DISCOURS SENTENCIEUX DEVIENT-IL ICI VIVANT ?

Plan à compléter :

I/ LA GRAVITE DU DISCOURS
1/ - - -
2/ - - -
3/ O d’invocation lyrique : « O grand Dieu ».

II/ LE DISCOURS VIVANT
1/ « théâtre », « jeu », pièce"
2/ - - -
3/ nous

L’élève a d’abord retrouvé en général, soit des exemples, soit des mots-clés ou des idées, jamais les 3 étapes spontanément.
Il a suffi de lui redemander de soumettre de nouveau son plan, mais en tenant compte de l’exigence des 3 étapes à respecter pour chaque sous-partie, et dans l’ordre (IDÉE puis OUTIL puis EXEMPLE).

Voici le plan auquel il est, avec ses mots, lui-même parvenu.
Seules les fautes d’orthographe ont été corrigées, l’ordre des sous-parties (en tant que hiérarchisation logique et graduelle) à l’intérieur de chaque grande partie (axe) n’a pas été retravaillé, puisque tel n’était pas le but de l’exercice du jour.

En milieu de seconde, un élève de niveau moyen à convenable (élève médian) peut donc intégrer un vocabulaire de l’analyse (et ce, au-delà des seuls champs lexicaux) et s’habituer à construire des plans de commentaire sur tout un devoir, et non plus seulement des « bouts » de plan, puisque l’objectif final est bien de saisir un texte dans sa globalité.

 
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