Georges Duby
Lycée
Luynes
 

ORAUX BLANCS : modalités définies par le Ministère

jeudi 7 avril 2011, par BLANC LYDIA

ENSEIGNEMENTS ÉLÉMENTAIRE ET SECONDAIRE

BACCALAURÉAT
Épreuves orales - obligatoire et de contrôle - de français, applicables à compter de la session 2003 des épreuves anticipées des baccalauréats général et technologique
NOR : MENE0203030N
RLR : 544-0a ; 544-1a
NOTE DE SERVICE N°2003-002 DU 8-1-2003
MEN
DESCO A3


Texte adressé aux rectrices et recteurs d’académie ; au directeur du service interacadémique des examens et concours de l’Ile-de-France


La définition suivante des épreuves orales obligatoire et de contrôle de français est applicable à compter de la session 2003 des épreuves anticipées de l’examen des baccalauréats général et technologique. Elle annule et remplace :
- la définition de l’épreuve orale obligatoire publiée par note de service n° 2001-117 du 20 juin 2001 (B.O. n° 26 du 28 juin 2001) ;
- la note de service n° 2001-266 du 27 décembre 2001 (B.O. n° 1 du 3 janvier 2002), apportant des compléments d’information sur les modalités et l’organisation pratique des épreuves ;
- les notes de service n° 2001-255 et n° 2001-256 du 6 décembre 2001 (B.O. n° 46 du 13 décembre 2001), relatives à l’épreuve orale obligatoire pour les candidats doublant ou triplant de terminale et à la définition de l’épreuve orale de contrôle applicable à la session 2002.
La définition de l’épreuve écrite publiée par note de service n° 2001-117 du 20 juin 2001 (B.O. n° 26 du 28 juin 2001) n’est pas modifiée.

ÉPREUVE ORALE OBLIGATOIRE DE FRANÇAIS

Durée : 20 minutes
Préparation : 30 minutes
Coefficient : 2 pour les séries L, ES, S, STT (spécialités action et communication commerciales, action et communication administratives).
Coefficient : 1 pour les séries STL, SMS, STI, hôtellerie, techniques de la musique et de la danse, STT (spécialités comptabilité et gestion, informatique et gestion).

I - Finalités

L’examen oral a pour but d’évaluer la capacité du candidat à mobiliser ses connaissances. Il doit lui permettre de manifester ses compétences de lecture, d’exprimer une sensibilité et une culture personnelles et de manifester sa maîtrise de l’expression orale ainsi que son aptitude à dialoguer avec l’examinateur.

II - Définition

Le déroulement de l’épreuve
L’examen oral se déroule en deux parties de chacune 10 minutes qui s’enchaînent et sont précédées d’un temps de préparation de 30 minutes. Le temps consacré à accueillir le candidat et à remplir la fiche d’évaluation est d’environ 10 minutes. Ainsi il n’est imputé ni sur le temps de préparation ni sur celui consacré à l’épreuve.
Chacune de ces deux parties est évaluée sur 10 points.

La première partie de l’épreuve
Dans la première partie de l’épreuve, le candidat rend compte de la lecture qu’il fait d’un texte choisi par l’examinateur dans le descriptif des lectures et activités. Cette lecture est orientée par une question initiale à laquelle il doit répondre en partant de l’observation précise du texte, en menant une analyse simple et en opérant des choix afin de construire une démonstration. On n’attend donc de lui ni une étude exhaustive du texte ni la simple récitation d’une étude faite en classe.

Le choix de l’extrait :
En aucun cas le candidat n’est interrogé, pendant cette partie de l’épreuve, sur les lectures cursives.
L’extrait est tiré d’un des groupements de textes ou d’une des œuvres intégrales étudiées en lecture analytique figurant sur le descriptif des lectures et activités.
Trois possibilités sont offertes à l’examinateur qui adapte ses attentes et son évaluation à la possibilité qu’il a retenue :
- interroger sur un texte ou un extrait de texte figurant dans un des groupements de textes ;
- interroger sur un extrait - ayant fait l’objet d’une explication en classe - tiré d’une des œuvres intégrales étudiées en lecture analytique ;
- interroger sur un extrait - n’ayant pas fait l’objet d’une explication en classe - tiré d’une des œuvres intégrales étudiées en lecture analytique.

La longueur de l’extrait
La longueur du texte ou de l’extrait à étudier ne peut être fixée dans l’absolu. Elle dépend en fait de la question posée et des éléments de réponse à rechercher dans le texte. On s’en tiendra donc à une limite inférieure (une demi-page, ou moins dans le cas d’une forme poétique brève...) et à une limite supérieure (une page et demie, éventuellement deux pages pour un texte théâtral).

La question
Une question écrite amène le candidat à étudier, en lien avec l’objet d’étude ou les objets d’étude retenu(s), un aspect essentiel du texte. Elle est formulée avec clarté et évite toute utilisation abusive de termes techniques susceptibles de mettre le candidat en difficulté. Elle appelle une interprétation, fondée sur l’observation précise du texte.

L’exposé du candidat
Le candidat fait une lecture à haute voix de la totalité ou d’une partie du texte à étudier, avant son exposé ou au cours de son exposé au choix de l’examinateur.
L’exposé est ordonné. Il prend constamment appui sur le texte proposé mais ne peut consister en un simple relevé. Il présente, de façon libre mais adaptée, les éléments d’une réponse organisée à la question posée.
L’examinateur n’intervient que de façon très exceptionnelle :
- pendant la durée de l’exposé, seulement si le propos du candidat tourne court ;
- à la fin de cet exposé, s’il juge indispensable de vérifier la compréhension littérale du texte par le candidat.

La deuxième partie de l’épreuve
La seconde partie de l’épreuve est un entretien, pendant lequel l’examinateur s’attache à conduire un dialogue permanent avec le candidat.
Les objectifs de l’entretien
L’examinateur ne se livre pas à un « corrigé » de la première partie de l’épreuve. Il veille à ne pas exiger du candidat la récitation pure et simple d’une question de cours. Il cherche au contraire :
- à ouvrir des perspectives ;
- à approfondir et à élargir la réflexion, en partant du texte qui vient d’être étudié pour aller vers :
. l’œuvre intégrale ou le groupement d’où ce texte a été extrait ;
. une des lectures cursives proposées en relation avec le texte qui vient d’être étudié ;
. l’objet d’étude ou les objets d’étude en relation avec le texte qui vient d’être étudié ;
- à évaluer les connaissances du candidat sur l’œuvre ou l’objet d’étude ;
- à apprécier l’intérêt du candidat pour les textes qu’il a étudiés ou abordés en lecture cursive ;
- à tirer parti des lectures et activités personnelles du candidat.
La conduite de l’entretien
En liaison avec l’objet ou les objets d’étude, l’examinateur cherche à évaluer un ensemble de connaissances et de compétences issu des lectures de l’année. Il ouvre le plus possible cet entretien aux lectures et aux activités personnelles du candidat, telles qu’elles sont mentionnées sur le descriptif.
Pour cette raison, l’examinateur s’appuie sur les propos du candidat et conduit un dialogue ouvert. Il évite les questions pointillistes.

III - Évaluation de l’épreuve orale

L’examinateur se donne pour principes, dans les appréciations qu’il porte :
- d’utiliser toute l’échelle de notation ;
- de valoriser les éléments de réussite plutôt que de pénaliser les carences ;
- de valoriser la culture personnelle manifestée à bon escient par le candidat.
Il importe, dans ce processus, de prendre en compte le caractère oral de l’épreuve. On proposera donc une évaluation dans les trois grands domaines que l’on peut alors considérer comme essentiels : l’expression, la réflexion, les connaissances.

Pour chacune des deux parties de l’épreuve, on sera attentif à bien évaluer les principales connaissances et compétences :

EXPOSE
Expression et communication
Lecture correcte et expressive
Qualité de l’expression et niveau de langue orale

Qualité de l’expression et niveau de langue orale
Qualités de communication et de conviction

Réflexion et analyse
Compréhension littérale du texte
Références précises au texte
Prise en compte de la question
Réponse construite, argumentée et pertinente, au service d’une interprétation

ENTRETIEN
Capacité à réagir avec pertinence aux questions posées pendant l’entretien
Qualité de l’argumentation
Capacité à mettre en relation et à élargir une réflexion

Qualités de communication et de conviction
Aptitude au dialogue

Connaissances Savoirs linguistiques et littéraires
Connaissances culturelles en lien avec le texte
Savoirs littéraires sur les textes, l’œuvre, l’objet ou les objets d’étude
Connaissances sur le contexte culturel

IV - Documents

Les documents nécessaires
L’examinateur reçoit à l’avance les descriptifs des lectures et activités des candidats qu’il aura à évaluer.
Les photocopies des textes étudiés en lecture analytique ne figurant pas dans les manuels sont jointes aux descriptifs.
Pour l’épreuve, le candidat apporte :
- son exemplaire du descriptif des lectures et activités ;
- deux exemplaires du manuel en usage dans sa classe ;
- un jeu de photocopies des textes ne figurant pas dans le manuel, identique à celui qui a été adressé à l’examinateur ;
- deux exemplaires des œuvres intégrales étudiées.
Le jour de l’épreuve, l’examinateur apporte les descriptifs des lectures et activités qu’il a reçus ainsi que les textes photocopiés joints.
Les fiches d’évaluation individuelles des candidats ainsi que les bordereaux de notation sont remis aux examinateurs avant l’épreuve.
Tous les candidats scolaires présentent un « descriptif des lectures et activités ». En cas d’absence du descriptif, l’examinateur le mentionne au procès-verbal et procède tout de même à l’interrogation à partir d’un texte de son choix et après discussion avec le candidat sur le travail accompli et les lectures faites dans l’année.

Le descriptif
En vue de l’examen oral, le professeur rédige pour l’ensemble des élèves de sa classe un « descriptif des lectures et activités » réalisées pendant l’année.
Ce descriptif des lectures et activités peut s’élaborer progressivement, au cours de l’année, dans un travail concerté avec les élèves.
Il présente une série d’éléments apportant à l’examinateur les informations nécessaires sur le travail réalisé par le candidat pendant son année de première. Il précise de ce fait le titre et la problématique de chaque séquence ainsi que l’objet (ou les objets) d’étude qui sont abordé(s). Il indique également les textes (groupement ou œuvre intégrale) étudiés à l’intérieur de chaque séquence et la démarche retenue pour cette étude (lectures cursives ou analytiques, approches d’ensemble retenues pour l’ étude des œuvres intégrales).
Il mentionne obligatoirement et clairement - afin de faciliter le travail des examinateurs - le manuel utilisé dans la classe, l’édition des œuvres intégrales et les références très précises des différents textes indiqués : édition, chapitre, page, début et fin de l’extrait. Il donne, le cas échéant, quelques indications sur les activités complémentaires - en particulier orales - proposées à la classe et sur le travail personnel de l’élève.
Le descriptif est signé par le professeur et visé par le chef d’établissement. Un exemplaire est remis à l’élève.
La mise en page - linéaire ou tabulaire - et la présentation de ces indications sont laissées à l’appréciation de chaque professeur ou de chaque équipe pédagogique. Dans tous les cas on veillera à préserver la concision et la lisibilité de ce document.
Les candidats individuels ou les candidats issus des établissements scolaires hors contrat présentent l’épreuve dans les mêmes conditions que les candidats scolaires. Le « descriptif des lectures et activités » est alors constitué par le candidat lui même en conformité avec les programmes de la classe de première.

La fiche d’évaluation
La question et les références du passage à étudier sont indiquées par écrit au candidat, au moyen d’une fiche qui lui est remise et qu’il signe avant de commencer sa préparation. Le modèle de fiche est porté en annexe.
Après la prestation du candidat, l’examinateur porte sur cette fiche pour chaque partie de l’épreuve ses appréciations ainsi que le nombre de points sur 10 attribué à la première partie et à la seconde partie. Il signe la fiche complétée. Seule la note globale sur 20 est reportée sur le bordereau de notation.

Cas particuliers
Pour la session 2003 de l’examen, les élèves doublant la classe terminale qui ont fait le choix de repasser l’ensemble des épreuves de français et les candidats qui doivent repasser les épreuves de français présentent à l’épreuve obligatoire de français la liste des œuvres et des textes qu’ils ont étudiés en classe de première, signée par le professeur et le chef d’établissement.
Ils sont interrogés sur l’un des textes de cette liste, choisi par l’examinateur selon les modalités suivantes :
- pour la première partie de l’épreuve, une question est posée sur un des textes figurant sur la liste ;
- pour la seconde partie de l’épreuve, l’entretien appelle une mise en relation entre le passage étudié dans la première partie de l’épreuve et l’œuvre intégrale ou le groupement de textes d’où le passage étudié pour la première partie de l’épreuve a été extrait.
Tous les candidats scolaires doivent présenter une liste des œuvres et des textes étudiés en classe de première et, en deux exemplaires, l’ensemble des textes et des œuvres intégrales étudiés. En cas d’absence de cette liste, l’examinateur le mentionne au procès-verbal et procède tout de même à l’interrogation à partir d’un texte de son choix et après discussion avec le candidat sur le travail accompli et les lectures faites dans l’année de première.
Les candidats individuels ou les candidats issus des établissements scolaires hors contrat présentent l’épreuve dans les mêmes conditions que les candidats scolaires. La liste des œuvres et des textes est alors constituée par le candidat lui-même selon le programme en vigueur lors de sa scolarisation en classe de première.
Ces conditions particulières de passation de l’épreuve obligatoire s’appliquent également à la session 2004 de l’examen uniquement pour les candidats qui présentent au moins pour la troisième fois l’examen, pour la session 2005 pour les candidats qui se présentent au moins pour la quatrième fois, pour la session 2006 pour les candidats qui se présentent au moins pour la cinquième fois et pour la session 2007 pour les candidats qui se présentent pour la sixième fois.

SOURCE :
http://www.education.gouv.fr/botexte/bo030116/MENE0203030N.htm

 
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